Mais j'en veux pas dta pomme

Maline comme je suis j'ai voulu faire la surprise à Auto Druggie en venant à Paris vendredi dernier. Ben tiens que je loupe mon train pour commencer. Comme l'aurait dit Didier, "j'ai fait monter les larmes".


Quinze euros plus loin j'étais Gare du Nord, soit à mi chemin de chez la dite Druggie. J'avais bien mérité de me faire tripoter les cheveux par sa mère qui m'a proposé un jogging ni plus ni moins pour ne pas que j'ai froid dans la tenue que j'avais décidé de porter. Direct qu'on te vend du rêve à Boulbi.
Le lendemain j'avais la tête en vrac pour cause d'une nuit vite envoyée, autant te dire que la joie de vivre de Mickey et compagnie était un peu trop pour mes mirettes j'ai bien cru que j'allais rendre en poursuivant Peter Pan avec Ronnie. On ne m'enlèvera pas l'idée qu'être dans une ivresse partielle à Disney doit être un moment riche en émotions. Sans ça le froid ça aide aussi. J'ai eu le doigt de pied raidit passé 4h de l'après midi mais faisant appel à mon légendaire courage j'ai refait trois fois le train de la mine, (j'ai offert la stalactite de l'amour à Samy) même qu'on a chanté joyeux anniversaire tout en haut avant le looping. Je pense très honnetement que tous les autres passagers ont regretté de ne pas avoir attendu la prochaine navette tellement on était bruyant, les mains en l'air et les popopo légers. Limite gros beaufs si on avait pas croisé pire en fait (cf l'enfant à crête blonde). Pour la guest, dis toi bien qu'on a croisé Shannen Doherty. Le revival 90 de plein fouet.

Je crois qu'on a réussit à conjurer le mauvais sort entourant ce parc. Notes que pour le moment souvenir traumatisant, quand j'étais une petite frangée lisse, ma grand mère m'avait brutalement gifflé à la vue de tous à Disney. Passé l'horrible surprise d'un tel geste (je compte mes giffles reçues sur les doigts d'une seule main) j'avais pleuré tout ce que je pouvais ce qui m'avait vallu une seconde réprimande parce qu'on se tient quand même dans la souffrance. J'étais rentrée bien mécontente et j'avais du manger des petits bouts de viande froids, et déjà je n'aimais pas ça.

Séquence émotion/souvenir terminée t'as cru que j'avais le coeur tendre ou quoi?

BLACK MOTH SUPER RAINBOW - TOOTH DECAY

Je voulais rajouter un truc, peut être même un truc intéressant pour changer mais j'ai oublié.




L'aérobic de la Licorne


Quoi qu'est ce je ne sais pas ce qui se passe mais il serait temps de reprendre ce blog en mains. Blog qui par ailleurs me désespère comme tous les deux mois, par sa laideur et son incroyable futilité. Si un jour je deviens intelligente, je te parlerais avec de beaux mots de choses très savantes. Et là tu te diras "waaaah". J'en rêve déjà.

En attendant je suis cerveau moyen tendant vers la nulité et je rythme mes journées à coup de "une mission minimum". Mission qui peut uniquement consister à me laver les cheveux avec mixa bébé. La pause pédagogique (=vacances) n'aide en rien ma légendaire mollesse (et oui Lycaon, faut croire qu'il n'y a pas que mes mains). Je m'étais promis de lire tous les textes désagréables des sociologues, et bien penses tu, nous voilà vendredi et mis à part lire le blog d'Elen ben je n'ai rien fait. Même que dimanche je me suis ennuyée ce qui n'arrive jamais au grand jamais tellement je m'amuse bien dans ma tête tel un gros poney sur un arc en ciel.
Heureusement pour ma vie sociale j'ai vu Jo Raton mercredi, façon premier contact avec le monde vivant, air frais sur mon visage, j'ai failli avoir la tête qui tourne. D'autant plus que la lose ne me lache pas. Rien qu'hier soir j'ai cumulé un arrêt brutal des plaques électriques dans tout mon étage ( j'ai du googlé "disjoncteur" je crois bien que je n'avais jamais écrit ce mot) + une soirée dans le bar le plus horrible de Lille avec un scène ouverte des gens qui chantent du rue kétanou la bouche en coeur du gilbert montagné entre les morceaux et une déco caraïbes + mon frigo qui dégivre tout seul provoquant un léger tsunami dans mon appart. Ma bonne dame c'est ce qu'on appelle la vie.

_Alberta Cross - Song Three Blues
(jsais bien que le chanteur a une voix bien aïgue qui se prend un peu pour un canard + l'intro ressemble à une musique de fond pour Guitar Hero, mais en vrai c'est super chouette. En même temps comme on me l'a fait remarquer j'écoute phoenix "alors boon...")

_Versari - Lullaby For My Love
(titre extrait des toujours très jolies compilations have a good night. Parfois j'aimerais encore avoir 5 ans des cheveux naturellement lisses, une veilleuse lapin et Cochonnet l'amour de ma vie)

_Efterklang - Hands Playing Butterfly
le petit coeur

Et la vidéo à regarder, ou plutôt à écouter.

hihi tu croyais que j'allais arrêter ma promo John Grape feu Squares&Lines comme ça?



"Caprice vient de la chèvre, de son saut, renvoie à la fantaisie, ne l'oublions pas"



Pour sauver la mise, et relever le niveau du blog, j'ai été voir Fish Tank soit le film que je voulais voir depuis septembre (le trailer est franchement moche on dirait qu'on va voir un épisode de Skins des pauvres) sans avoir pu y aller faute de temps faute d'argent, faute de tout. Comme prévu j'ai adoré même si il y avait des imperfections. Je crois que c'est un peu le film à l'esthétique 2009.




L'esthétique de 90% des photos présentes sur les blogs (celui ci en est le flagrant exemple) et tumblr de filles qui passent leur temps sur flickr à rechercher l'image ultime de dos dans la jolie lumière. Je n'irais pas dire le truc stupide de "film d'une génération" mais il y a de ça. Ce travail sur les lumières, les corps, l'adolescence. Une formule moulte et moulte fois reprise mais qui, lorsqu'elle est bien faite touche à des petits moments d'émotions parfaits (c'est l'émotion ou le moment qui est parfait? je ne sais plus accordée, je te l'ai bien dit je suis cerveau moyen dorénavant).
Presque au début, il y a ce plan où Mia longe le grillage d'un terrain vague dans une lumière dorée, on voit très rapidement un canapé abandonné et bien crois le ou non mais le canapé il m'a ému. Je trouvais ça beau de le voir là tourné vers on ne sait quoi. Ensuite apparaissait le cheval et d'habitude je ne suis pas trop friendly des animaux mais il était vieux et seul dans ce terrain vague et Mia avec son jogging gris souris frappait avec une grosse pierre pour le libérer. Je ne sais pas à quoi ça fait échos dans mon cerveau mais c'est typiquement le genre de scène qui reste graver dans ma mémoire. Je ne te parle que très rapidement de celle où Mia en pyjama et cheveux gras exécute sa choré dans le salon, devant une gigantesque photo de palmiers ensoleillés, le tout en gros plan avec pour seul éclairage celui des lampadaires oranges du dehors ou encore du moment où la petite fille court dans la plaine ou bien de cette scène où la mère (la superbe blonde de It's A Free World de Ken Loach) dépressive danse avec ses deux filles. Là j'ai eu les larmes aux yeux et j'ai compris que ce film m'avait un peu chamboulé de l'intérieur.





ps: bien que cet article soit déjà très looooong , je rajoute que maintenant j'écris aussi sur La Frange, pas dispersé du tout le Hans. Même qu'on y retrouve Vadim, Auto Druggie et un petit loup Matthieu.




Je suis descendue jusqu'à Paris en tentant de manoeuvrer mon feu lecteur mp3 (dans un épisode précédent remontant au lycée je m'étais levée de bon matin et avais laissé mon talon tâter la surface de l'écran, le résultat est deux ans plus tard l'obligation de tout faire à l'aveugle) pour mettre en repeat Empire State Of Mind de Jay Z. 50 minutes later, Melanie devant l'affiche du film à base de cochons d'inde. Le week end pouvait commencer.

Pis spa qu'on fait dans la fanfare mais presque. A peine le starbucks digéré que nous voilà à patienter devant le Nouveau Casino, Patrick Wolf dans la tête. La lose se devait d'être de la partie, il y a eu le déluge divin, j'étais trempée malgré le parapluie en cohabitation à trois. Là je me mets du Lyomer dans les narines et je me dis "merci bien la vie". En plus d'être la réunion de la communauté homosexuelle parisienne, il y avait (et parfois certains cumulent les deux postes) aussi la moitié de mes contacts facebook et blogs mélangés. Ce qui fait que tu as l'impression de connaitre tout le monde. C'est pas le propos en même temps. Passer le moment où je découvre non sans effroi qu'une bière sans goût vaut 4,50 euros et que par conséquent je n'en boirais qu'une, Deer Tracks arrive. Sur myspace c'était supra coolos et ben là laisse moi te conter ma déception. DEJA qui est ce gus au carré plus que plongeant coloré en noir corbeau façon j'ai 15 ans et j'effectue ma première coloration avec pulse? DE PLUS pourquoi chante t-il comme Bill de Tokio Hotel? Je le nomine d'office. Tout le monde parlait, c'est malpoli mais que veux tu, j'ai même préféré faire pipi que de rester écouter.

Là y'a la seule guest reconnue de la soirée qui apparait, à savoir l'animateur france 4 insupportable qui avait présenté le mainsquare cette année avec un accent prononcé façon la cage aux folles. En vrai il a la même voix ce qui n'est pas rassurant.



Puis Patrick Wolf arrive superbement vêtu, ce qui a en soi aucune forme d'importance mais qui m'en a mis plein les mirettes. J'avais l'impression d'assister à quelque chose de surnaturel dans le domaine du rêve (pas style rêve je mouille hein, mais rêve parce que moment suspendu). L'ambiance au début légèrement tournée vers la tristesse (mec arrête tu fais chialer Melanie tu te calmes là) because le piano, because les violons à tout va. Mais vla que Patrick va s'enfiler sa toge dorée et que le concert prend une toute autre tournure. Il papote, il nous fait franchement rigoler, et sur Magic Position je crois j'ai fait monter les larmes juste pour la joie d'être là alors que je n'attendais vraiment rien de ce concert. Le final à faire voler les pommes était sublime. JE TE LE DIS j'ai kiffé ma soirée. Julie Goldy aussi mais tout le monde n'a pas eu la chance de saisir le Wolf a pleine main.

Le reste du week end tu t'en fiches bien, je l'ai passé avec toute la petite bande et parfois je me dis que si je vivais à paris je m'amuserais quand même drolement bien even if la mousse de canard et le surimi pourraient avoir raison de ma garde de robes.

photos Manon